Note de la rédaction Le blog personnel de Pierre-Emmanuel Muller (PeM)

19mar/10Off

Tout paumé

(publié dans l'Echo du Village n°129 - 1er mars 2000)

Le web est immortel. Avec la multiplication des supports, rien ne saurait être mieux sauvegardé et préservé qu'un document numérisé. On peut en à peine vingt minutes graver un CDRom qui contiendrait largement tous les Echo du Village en ligne. Au besoin, en quelques heures, tous les Echo en ligne peuvent être copiés sur des serveurs de fichiers partout dans le monde. Ainsi, si le site principal venait à tomber en panne ou à prendre la foudre, rien ne serait définitivement perdu. Cela représente un réel progrès. Dans cette optique, le monde de l'informatique, et plus généralement l'internet, semble en effet voué à une éternité. Rien ne saurait menacer son existence. On ne compte plus les « miroirs » de sites web. Un miroir est en fait une copie conforme d'un site, l'image exacte de l'original. Cette technique est utilisée dans le cas de site à très forte audience pour donner différents points d'accès au même contenu. Ainsi, on trouvera un serveur du site en Europe, aux Etats-Unis et en Australie pour que tous les internautes puissent accéder facilement et rapidement à un site proche de chez eux. Toutes les visites ne seront pas centralisées sur le même serveur. La maison mère, ou le site principal, peut être situé aux Etats-Unis, les équivalents ont juste à faire des copies régulières pour être à jour et le tour est joué. Les miroirs sont également très utilisés pour les sites de téléchargement. Plutôt que de faire fondre un disque dur, on copie les logiciels sur différentes machines dans le monde pour répartir la charge (exemple d'une liste de miroirs pour le site de KDE http://www.kde.org/mirrors.html. Ces procédés sont un réel progrès. Comment copier ou sauvegarder aussi rapidement et radicalement toutes les archives du journal le Monde ? Comment préserver une copie de tel ou tel livre ? Le numérique, en facilitant la copie, assure une durée de vie très importante aux informations.

Vite fait bien fait

Mais toute médaille a son revers. Celle du numérique est évidente. Si l'on peut copier à l'infini, la suppression, elle aussi, se fait rapidement, proprement et sans bavure. Ce gentil disque-dur, qui fait « grrr-grrr » en toute quiétude, celui-là même qui clignote gentiment dans votre unité centrale, oui, lui, et bien sachez qu'en quelques secondes, il peut passer du rang d'outil de travail à celui de souvenir. Pas plus tard que la semaine passée, Amiel en a fait l'expérience. En vingt secondes, la totalité de son disque-dur a été effacée. Il en a ri. Une commande malencontreuse exécutée avec un peu trop de promptitude et tous ces beaux fichiers ne sont plus que de l'histoire ancienne. Vingt toutes petites secondes pour plusieurs giga. Au moins, c'est du beau travail. Greg, lui aussi, a vécu une expérience similaire. Suite à une panne matérielle, tous ses documents personnels sont passés à la trappe. La dépression nerveuse n'était pas loin. Pendant plusieurs jours, Greg s'est demandé s'il était bien fait pour travailler dans le monde de l'informatique. Citons également le cas de Zouzou pour qui Tchernobyl évoque plus un vilain virus mangeur de fichiers qu'une catastrophe majeure du nucléaire civil.
Et là, contrairement à un livre qui brûle à petit feu, une fois qu'un fichier est supprimé, il est vraiment supprimé. Fi des « undelete » ou « recover ». Il existe bien des manipulations très coûteuses faites en milieu stérile, mais, pour le grand public, une fois la corbeille vidée ou le virus frappeur installé, il n'y a plus rien à faire. C'est perdu.

La mémoire qui flanche

Quelle sensation étrange que celle de l'effacement définitif du fichier informatique. On peut comparer ce frisson à celui qui nous fait trembler lorsque la machine se fige puis redémarre alors que nous n'avions pas encore sauvegardé le document sur lequel nous étions en train de travailler. Face à cela, on relève différentes réactions qui nous permettent de classer les informaticiens dans de grandes catégories. On peut tout d'abord citer le boxeur, également appelé le marteleur. L'informaticien se met à frapper du poing tout ce qui se trouve dans son proche environnement. Son clavier, sa souris, son voisin de bureau. Les claviers s'en remettent souvent moins bien que les voisins de bureau. En effet, le voisin, avec l'entraînement, voit venir le coup et en profite pour s'éloigner. Le clavier, lui, est toujours pris par surprise en encaisse de plein fouet. Autre type d'informaticien face à l'erreur matérielle, le hurleur. C'est bien simple : si quelque chose ne se passe pas bien, il tient à ce que tout le monde le sache. On peut mesurer la gravité de la situation aux différents noms d'oiseaux qui sont alors distillés. Selon l'inventivité ou la longueur des insultes lancées à la cantonade, on peut savoir s'il s'agit d'un seul fichier ou de la totalité d'un disque dur qui vient de lâchera. Il existe également le technicien de mauvaise foi, celui qui va se rabattre sur le pauvre stagiaire qui vient juste de terminer une image gif pour l'accuser d'avoir mis à sac la base de données du site web. Il peut également aller insulter le journaliste parce qu'à coup sûr, c'est sa faute si le serveur DNS est tombé en panne. Après deux ou trois heures de vocifération à grand renfort de gesticulation, le technicien finira par retourner devant sa machine et avouera, tout penaud, que, oui, bon, il a p'têt fait une fausse manip'. Dernière catégorie, la plus intéressante sans doute, le stoïque. Celui-ci, une fois qu'il est certain que ses données sont définitivement perdues, dit « zut », voire « flûte » si c'est très grave, va prendre un café, voire un thé, si c'est très grave, regarde par la fenêtre avec une sourire d'enfant et se remet au travail, recommence tout comme si c'était la première fois. Ceux-ci sont rares. Ce sont souvent les plus anciens. A force d'expérience, ils ont fait leur deuil de ces erreurs bêtes, de ces mauvais calculs. Pour eux, cela relève presque de la routine. Ces pertes ne sont rien de plus que la roue crevée du taxi ou la truelle tordue du maçon.

La poésie de la disquette

Les informaticiens apprennent à prendre les choses à la légère. Au fond, ce n'est pas si grave. Des semaines de travail qui s'envolent et après ? On ne peut plus rien faire, alors, autant en rire. Il n'est pas rare de voir un programmeur approcher de votre bureau en rigolant pour qu'il vous annonce, la bouche en coeur, qu'il vient de faire une sauvegarde malheureuse et qu'il a donc perdu deux jours de développement.
Si jamais, à l'annonce du crash imminent d'une météorite sur la terre, vous voyez des hommes hurler de rire en se roulant par terre, rassurez-vous, ce sont des informaticiens.

19mar/10Off

Révolution chocolatière

(Publié dans l'Echo du Village n°140 - jeudi 17 mai 2001)

Hier, en plein bouclage de l'Echo papier de juin, nous avions décidé de nous offrir un repas. Avouons-le, la rédaction de l'Echo du Village ne passe jamais à côté du luxe. Sans pousser le vice jusqu'à manger à heure fixe ou bien même à avoir des menus équilibrés, nous nous octoyions une pause gastronomique. Direction : le supermarché du coin. On en salive d'avance.

En route pour la joie

Car, oui, nous sommes en plein bouclage de l'Echo papier. Après un an d'absence, il est de retour dans les kiosques. Enfin, pas tout de suite : début juin. A l'heure qu'il est, les maquettistes terminent les derniers détails. Vous pouvez d'ailleurs voir la couverture un peu plus haut sur cette page. La rédac ressemble à l'une de ses fourmilières dans lesquelles vous donniez des coups de pied étant enfant - que nous lecteurs résidant au pôle Nord ou Sud me contactent pour obtenir une image plus parlante à leurs yeux. Ne mentez pas, je vous ai vus. Les fourmis se mettent alors à courir en tout sens, affolées comme des adolescentes le jour des soldes au Printemps. Si vous voulez, on peut également dire que la rédac ressemble à un magasin du Printemps le jour des soldes. Il se passe rarement cinq minutes sans que quelqu'un se lève de sa chaise pour interpeller un voisin en lui demandant : « Où est-ce que tu as sauvegardé l'illustr' pour la page quatre vingt ? ». Sachant que l'Echo papier ne comporte que soixante douze pages. A l'heure actuelle, ce sont déjà quarante litres de thé et presque le double de café qui ont été ingurgités. Les maquettistes se sont tous commandé des prostates de rechange. Le rédac chef, lui, se fait directement des injections de théine. C'est plus rapide.

Tu vas la boucler !

La maquette papier arrive à son terme cette semaine. Le CDRom, lui, a eu son heure de gloire vendredi dernier. Ce fut d'ailleurs l'occasion pour nous de créer un sanctuaire d'un tout nouveau genre : un cimetière à graveur de CD. Vous connaissez aussi cette sensation. Vous venez de trébucher en sortant de la cuisine, les bras chargés de plats (y compris les assiettes en porcelaine de mémé) et vous tentez désespérément de reprendre votre équilibre. Alors que vous gesticulez tout doucement sans quoi vous balanceriez des assiettes un peu partout dans la pièce, vous cherchez du regard un point d'appui solide ou poser ce pied qui, suspendu en l'air, reste votre dernière chance avant de vous étaler de tout votre long sur le parquet et, logiquement, sur les assiettes en porcelaine de mémé. Enfin, vous apercevez, au milieu des jouets du petit dernier qui traînent là, un espace libre où toucher terre. Mais, enfer : c'est un tapis. Même sans en faire l'expérience, vous savez déjà que ce tapis va se dérober sous votre pantoufle. Plus la peine d'espérer. Toute résistance est vaine. Autant lâcher les assiettes tout de suite. Cette sensation, donc, nous l'avons ressentie vendredi soir.
Après une journée à courir de-ci de-là à corriger les dernières erreurs, à s'énerver un brin sans quoi c'est pas rigolo, nous étions enfin arrivés à la gravure du CD. Greg, Zouzou et moi étions devant la trappe du graveur. Un CD vierge à la main, nous contemplions déjà en rêve notre première épreuve, fiers de ce rude labeur et de l'argent du beurre. C'est là que s'est produit le flash du tapis. Le graveur ne pouvait pas fonctionner correctement. Cela faisait des semaines qu'il fonctionnait à merveille. Il a gravé CD sur CD sans le moindre problème. Zouzou a même pu sauvegarder sa collection de photos de Michel Topaloff sans aucun souci. Cela n'avait que trop duré. Effectivement. Ce graveur, visiblement infiltré par la concurrence, a raté trois CD avant que nous nous décidions à en essayer un autre. Pendant que Greg dansait la carmagnole sur son graveur, Zouzou essayait alors de raisonner Robert. « Mais non c'est pas important tes sauvegardes de la base de données des Villageois. Tu veux pas nous graver notre CD avant ? »

Grave !

Pas moins de quatre graveurs plus loin, le CDRom était finalement prêt, ce qui nous ramène à l'objet de cet édito : notre pose repas. Suivez un peu. Nous étions donc en route pour une pause repas, prêts à savourez de délicieux sandwiches faits avec tout l'amour que l'on met à descendre ses poubelles. Après une revigorante promenade sous les néons forcément blafards, nous avions enfin jeté notre dévolu sur des préparations alimentaires que Gérard d'Aboville, perdu en pleine mer, aurait préféré laisser aux poissons.
De retour vers les caisses, les bras chargés de victuailles, nous attendions notre tour. Mon regard a alors croisé celui d'un paquet de Kinder Bueno. Ceux qui ont déjà regardé un paquet de Kinder Bueno au fond des yeux savent de quoi je parle. Au milieu de ces mille autres friandises, il m'attendait. Pourtant, j'avais largement de quoi manger. Je devais même dépasser un peu mes besoins en calories. Ces barres chocolatées ne m'étaient en rien vitales. Malgré moi, j'avais envie de les acheter. Il est assez curieux, pour quelqu'un qui pense encore jouir de son libre arbitre, de se rendre compte qu'un paquet de Kinder Bueno lui fait mettre genou à terre.
Alors j'ai résisté. J'ai tenu bon. J'ai gratifié la caissière d'un sourire crispé, j'ai payé et je suis sorti sain et sauf du centre commercial. Ils étaient tous là, à côté de moi. Lénine, Trotsky, Bakounine et tous les grands. Ils me serraient la main et me congratulaient. J'avais résisté. La consommation galopante ne passerait pas par moi.
C'est là que Zouzou m'a demandé si j'avais écrit mon édito pour l'Echo papier. Quand je me suis retourné, j'ai vu Lénine, Trotsky et Bakounine partir en courant. Sympa les copains.

19mar/10Off

Vivement le progrès

(publié dans l'Echo du Village n°150 - 19 jullet 2001)

A force de vivre dans la technologie jusqu'aux oreilles, le surfeur invétéré finit par oublier que certains pans entiers du monde restent désespérément passéistes. Quelques irréductibles bastions analogiques résistent au progrès. Là, l'approximatif et le pifomètre règnent sans partage. Parfois, c'est cruellement que l'aficionados de la technologie est rappelé à l'ordre. Prenons l'exemple authentique de ce gentil technophile, qui, par un soir d'été, savoure une fin de soirée tranquillement vautré dans un confortable sofa. Il ne sait pas encore que l'archaïsme s'apprête à lui faire un croc-en-jambe rigolard. Sans même attendre la coupure pub, le téléphone sonne. L'homo-sofa qui n'a pas tout oublié de son enfance se souvient encore comment décrocher et porte donc l'antique combiné à son oreille. S'en suit alors une discussion édifiante dont voici quelques morceaux choisis :
« -Allo ?
-Oui ?
-... (silence à peine couvert par le passage d'une Kawazaki 500 cc dans la rue)
-A qui ai-je l'honneur ? demandait le technophile intrigué.
-Bin, c'est moi ! répondit la voix de jeune fille.
-Désolé, le combiné est un peu vieux, il y a du bruit dans la rue, j'ai peur de ne pas vous reconnaître. A moins que ce ne soit un mauvais numéro...
-Non non, c'est bien toi que j'appelle, précisait la damoiselle, le timbre de la voix brûlant de la flamme de l'irritation. Si tu ne me reconnais pas, c'est pas la peine.
-Clic, dit l'écouteur.
»
Jetons un voile pudique sur cette scène et ces dialogues qui ne sont pas sans rappeler les plus glissants des soaps.

Que fait alors notre jeune homme une fois la discussion terminée ? Il reste coi, sous le choc. Ce n'est pas tous les jours qu'il reçoit des coups de fil d'une demoiselle. Encore plus rares sont les communications à se dérouler de la sorte et à se conclure ainsi. La situation a quelque chose d'intolérable. Tout lui échappe. Lui, qui, grâce à la technologie règle tout sur du papier à musique à la virgule près, là, il perd la main. Il ne compte pas se laisser faire. Il finira bien par savoir qui a téléphoné et qui s'est joué de lui de la sorte. C'est là qu'on voit à quel point la technique est pernicieuse : il passe en revue des moyens simples et rapides de régler le problème. CTRL + Z, comme sous Word, pour annuler la dernière action et revenir juste avant qu'elle ne raccroche ? Impossible, il ne trouve pas la touche CTRL sur son cadran téléphonique. Restaurer la dernière partie sauvegardée, comme dans Quake, pour se replonger dans le dialogue, juste avant qu'il ne faute ? Manque de bol, la touche F2 manque à l'appel, elle aussi. Décidément, s'il présente des avantages évidents, comme les fleurs, les papillons et les vacances à Palavas-les-Flots, le monde analogique, c'est pas tous les jours dimanche.

Pas démonté pour si peu, notre homme du XXIème siècle continue sa recherche avec les moyens, dits, du bord. Tout de même, aujourd'hui, il n'est rien que la technologie ait fait qu'elle ne puisse défaire. Le 3131 ? Pas la peine, ce service ne fonctionne que si la communication n'a pas eu lieu. L'affichage du numéro appelant ? Guère utile une fois que le combiné est reposé... Il ne reste donc plus qu'une seule solution : France Telecom. Le technicien des renseignements ne fut guère utile dans cette quête de la douce inconnue. Malgré les suppliques du jeune homme, qui alla même jusqu'à se faire passer pour un commissaire de la DST en pleine mission secrète, l'homme au bout du fil ne voulut rien entendre. Alors que le moindre serveur web peut garder en mémoire durant des mois la trace du surf de milliers d'internautes, un terminal de France Telecom, lui, fait de l'amnésie pour un numéro à dix chiffres.

Alors il est là, face à son téléphone. Transi par un sentiment d'impuissance qu'il pensait avoir oublié, le jeune homme peste et crache contre ce monde impuissant, désespérément aléatoire. Et puis la colère finit par passer. Au fond, la situation revêt quelque charme. La belle inconnue gagne à rester dans l'ombre. Cet épisode serait même un peu romantique, mignon. Un coup de fil mystérieux, une admiratrice anonyme. Tout cela titille délicieusement. Oui, c'est décidé, demain, il mettra un vase avec des fleurs sur son ordinateur.

19mar/10Off

De la propagande

(publié dans l'Echo du Village n°228 - Jeudi 6 février 2003)
Tout est bon dans le cochon

Surtout, faites ce que je dis, pas ce que je fais. Voilà comment on pourrait résumer le discours tenu par certains fournisseurs d’accès internet français lorsqu’ils vantent leurs produits. Ils mentent comme des arracheurs de dents, font briller mille merveilles interdites et voudraient, ensuite, qu’on leur pardonne tous leurs péchés. Va, mon provider, tu as fauté mais t'as pas fait exprès.
Il va bien falloir qu’un jour les publicitaires soient responsabilisés. Que quelqu’un s’occupe d’eux, qu’on leur donne un chaperon ou que l’on nomme un surveillant pour qu’ils évitent de commettre des absurdités comme on peut en voir à longueur de temps sur nos bonnes vieilles télés. Qu’il faille présenter l’Internet comme un outil merveilleux, ouvrant les portes de la connaissance, aiguisant la curiosité intellectuelle et permettant de rencontrer des citoyens du monde, soit. Mais qu’on le présente aussi accessible qu’un jardin d’éveil premier âge tout en étant aussi sophistiqué qu’un avion de chasse, non. Et, surtout, qu’on fasse miroiter le fruit défendu, on frôle la malhonnêteté.
Commençons par AOL. En ce moment, AOL communique à longueur de journée sur son accès ADSL. On nous montre de gentils pépés et de gentilles mémés comme en voudraient tous les petits enfants de la terre. Mémé clique, pépé télécharge et ensemble ils surfent, le stéradent étincelant. Hawaï à côté c’est du pipi de chat. Arrive ensuite une jeune donzelle au chignon vitrifié qui nous explique que sur le Grand Internet Mondial, elle peut télécharger de la musique à s’en faire péter la trompe d’Eustache. Et elle la trouve où, sa musique ? AOL propose très certainement une sélection de clips et d’extraits mais à n’en pas douter, ces clips sont les mêmes que ceux qui lavent la cervelle du chignon et de la dame à longueur de temps sur M6 ou MTV. Quand on sait que 80% du trafic des fournisseurs d’accès est généré par le peer-to-peer et l’échange de fichier, on trouve la pilule un peu grosse à avaler. Heureusement, AOL ne plaisante pas avec la loi. Alors même que la jeune fille s’apprête à laisser sa place à un couple modèle, défile alors en bas de l’écran un petit message qui nous explique que, bhaaa, c’est caca de pirater. Précisons que même un ado shooté à Wipe Out ne parviendrait pas à suivre le message.
Mais AOL n’est pas le seul fournisseur d’accès à jouer ce double jeu. Revenons quelques mois en arrière. Fleurissaient alors, partout en France, de belles affiches de publicité pour Wanadoo haut débit qui vantaient les mérites de l’accès ADSL pour enfin profiter pleinement de la musique en ligne. Bien sûr. Mais Wanadoo ne s’arrête pas en si bon chemin. Wanadoo enfonce le clou. Aujourd’hui, Wanadoo se pose en porte drapeau de la positive generation. Passons outre le gnagna du slogan qui fleure bon les matins qui chantent et les damnés de la terre à la mode 2003. Attardons-nous sur ce qui se cache derrière ce slogan. Une « positive generation », qu’est-ce donc ? A regarder les pubs, on comprend que c’est une génération qui ne laisse pas tomber les plus faibles, c’est une génération qui ose, qui se donne la main. C’est, en somme, une génération qui a des valeurs. Or, Wanadoo est un fournisseur d’accès à l’Internet. On comprend donc que cette génération, c’est celle de l’Internet, donc celle de Wanadoo, par glissement. Wanadoo véhicule donc des valeurs, une certaine vision de la vie. Arrivés à ce constat, faisons un rapide détour par les grands combats juridiques menés par les fournisseurs d’accès ces dernières années. On constate que la revendication principale fut celle-ci : nous ne sommes pas responsables du contenu qui transite par nos tuyaux. Tout comme les hébergeurs n’ont pas à faire la police, les fournisseurs se bornent à offrir une connexion, sans plus. Ils n’ont pas le rôle d’un journal ou d’une télévision. Que dire, alors, du discours tenu par AOL ou Wanadoo ?
Que les fournisseurs arrêtent ce double jeu. Qu’ils arrêtent de dire qu’il ne sont que d’honnêtes et mignons prestataires techniques quand ils communiquent sur des valeurs ou qu’ils vendent des pratiques illégales. Cela fait penser à ces fabricants de mines anti-personnels qui vous expliquent qu’ils créent des emplois non seulement en amont, avec la fabrication des mines, mais aussi en aval, avec les prothèses. Bha oui. Au pays du profit, les borgnes sont le client roi.

19mar/10Off

Non merci pour l’info

(publié dans l'Echo du Village n°282 - Jeudi 12 février 2004)

Le retour des pédos-nazis de l'Internet

Vendu par le club M6 au club Canal+, Emmanuel Chain joue désormais en première division en matière de poujadisme télévisuel. Dernier passement de jambe : un simili débat autour du dernier clip anti-occident d'Al Qaida. Théorie avancée : la nébuleuse terroriste recrute maintenant sur Internet, ANPE mondiale pour meurtriers en mal de main d'œuvre. En d'autres termes : du n'importe quoi d'un fort bon calibre.
Résumons rapidement l'émission, tout du moins le déroulement du débat. M. Chain avait sur son plateau un journaliste spécialiste du terrorisme (ça en faisait au moins un), un politologue du CNRS et, me semble-t-il, un troisième invité, cela sans compter la co-animatrice qui somnolait doucement en attendant le prochain sujet football. Point d'orgue de la kermesse : la diffusion d'un clip de rap anti-américain, anti-occident, pseudo propagande de recrutement pour Al Qaida ou tout autre groupuscule terroriste.
Moralité de l'histoire : le grand Internet mondial, c'est bien mignon, mais si c'est pour faire la promo de Ben Laden, ah ben non alors, j'ai bien fait de l'interdire à mon petit dernier.
Voyant cela, l'internaute un tant soit peu civilisé mû par un réflexe salvateur pense à changer de chaîne et se surprend à aller tirer la chasse. Une fois l'étron télévisuel passé, revenons un instant sur le propos du débat : Internet est un auxiliaire du terrorisme, aidant les plus dangereux des criminels à grossir leurs rangs. Voyons ce qui peut étayer une telle thèse.
Des faits ? Aucune preuve claire n'a été donnée dans le débat. Un tel clip touchera peut-être des jeunes, des terroristes potentiels, mais il était clair que ce petit montage musical n'allait pas faire basculer qui que ce soit du côté des meurtriers.
Un effet du clip ? Qui peut avoir peur d'un clip tourné on ne sait où par on ne sait qui avec un (mauvais) chanteur cagoulé qui nous explique qu'il va détruire l'Occident ? Si ce clip doit avoir un rôle, c'est bien de montrer qu'Al Qaida bouge encore, qu'ils ont des moyens et qu'ils savent se servir du Net. Ca on le savait déjà. Par contre, savoir qu'ils bougent encore, sans parler du Net, merci Emmanuel Chain d'avoir relayé la propagande.
Maintenant, voyons plus largement la place qui a été donnée à l'Internet. Pour cela, on pourra effectuer une comparaison avec la route et la circulation automobile.
Le grand public sait ce qu'est une voiture, il sait ce que sont les autoroutes et se représente bien ce qu'est un accident meurtrier par rapport à la totalité des trajets effectués sans encombres.
Pour l'Internet, c'est une autre histoire. Cela reste flou, bien compliqué et abscons. Il ne faut pas nier ce qu'Internet peut apporter aux groupuscules terroristes et autres déséquilibrés pédophiles. Toutefois, si l'on rapporte cette activité à la totalité de l'Internet, on se rend bien compte que tout cela n'est que parcellaire.
Pourquoi M. Chain n'a-t-il pas fait un sujet sur le rôle fondamental que joue l'Internet dans la reconstruction de l'Irak ? Durant la dictature de Saddam Hussein, de nombreux intellectuels durent fuir le pays. Aujourd'hui, c'est grâce à l'Internet que la communauté des "cerveaux" irakiens peut se reconstruire.
Pourquoi M. Chain n'a-t-il pas fait un sujet sur Victoire Ducrocq ? Une internaute de Dunkerque qui a publié les premiers temps de ses mémoire dans l'Echo du Village, partageant avec tous son enfance sous l'Occupation ? Pourquoi aucun sujet sur Victoire qui a pu trouver sur l'Internet des amis et du soutien pour l'aider dans sa lutte contre une longue maladie qui devait finalement l'emporter l'an dernier ?
Présenter un sujet dans lequel l'Internet est mis en scène comme l'a fait M. Chain relève d'un mauvais travail journalistique, d'une mauvaise hiérarchisation de l'information. L'Internet n'était pas replacé dans un contexte global. Or, présenter une information sous un angle volontairement réducteur, ne pas mettre en lumière tous les éléments ou en éluder certains pour rendre un fait plus attractif ou le faire plus important qu'il n'est, cela ressemble, à s'y méprendre, à de la propagande. Un peu comme un clip d'Al Qaida.

19mar/10Off

Moi, PeM, 27 ans, pirate (présumé)

(publié dans l'Echo du Village n°280 - Jeudi 29 janvier 2003)

J'aime à écouter quelques douces mélodies dans le cadre de mon travail. Cela détend mes nerfs parfois mis à mal par ce monde homérique qu'est celui de l'informatique. Jusqu'à présent, tout se passait bien. La musique et moi faisions bon ménage. Or, ne voici-t-il pas que voilà que l'Industrie Du Disque a décidé que j'étais malfaisant et qu'il fallait m'empêcher de nuire. J'ai pas apprécié.
Je venais d'offrir le dernier album de Roudoudou à ma moitié. Elle qui pourtant n'écoute que Dalida ou d'autres joyeusetés vintage découvrit alors avec délice les joies de la musique électronique. Du coup, je décidais de porter la bonne parole jusque dans mes bureaux en amenant Roudoudou sous mon bras pour que mes collègues puissent eux aussi dodeliner sur du dub léger. Je pris le CD sous ma coupe et hop, en route. Erreur. Lourde erreur. Ma chère et tendre ne voulait en rien être dépossédée de son bien. "Et si jamais je suis prise d'une folle envie de Roudoudou ? Hein ? Je vais me retrouver à convulser à même le sol dans l'infinie solitude de notre moquette verte" m'objecta-t-elle avec toute cette verve lyrique qui la caractérise. Ni une ni deux, je me dis, fol espoir, que je pouvais tout simplement importer le CD sur mon portable pour pouvoir l'écouter au bureau.

Copie privée mon amour

Fut un temps, l'utilisateur lambda pouvait jouir pleinement d'un bien dont il est le propriétaire. Je veux écouter mes CD dans ma voiture, je me fais une jolie compilation sur cassette et hop, en route. Aujourd'hui, à l'ére des KaZaa et autres réseaux de peer-to-peer bondés de vilains pirates bolchéviques, les choses ont bien changé. Quand j'ai inséré le CD dans mon portable, j'ai pu le lire, sans aucun souci. J'ai ensuite demandé, comme je le fais souvent, l'importation des pistes. Je peux ainsi me promener avec toute ma CéDéthèque sous le bras sans avoir 3 000 CD dans un sac. J'avoue aussi qu'entendre mon lecteur de CD faire "flof flof flof" a vite fait de me taper sur le système. Je préfère le doux frou-frou de mon disque-dur lors de la lecture d'un MP3. Or donc, Roudoudou n'a pas voulu s'importer. Bha oui. Roudoudou se protège contre les vilains pirates qui voudraient le diffuser partout sur les réseaux mondiaux de pédo-nazis (vous savez, l'Internet). Ah. Bon. J'insère le CD dans un ordinateur non portable pour voir ce qui se passe. Là, s'installe automatiquement un lecteur qui, lui, va me jouer tout Roudoudou sans problème. Par contre, quand je demande à voir les fichiers sur le CDRom, rien. Je remets le CD dans mon portable. Là, je vois tous les fichiers. Avouez qu'il y a de quoi rire. Quelle protection mes amis, aïe aïe aïe. Mon portable est un Mac. Je tente alors de copier directement les fichiers. Tous passent sauf la première piste qui refuse obstinement de quitter son douillet CD. J'essaie en ligne de commande, en zippant le contenu du CD, rien n'y fait, Roudoudou renâcle.

Tous pirates

Me voilà alors avec un CD que j'ai acheté que me donne furieusement l'impression de me prendre pour un petit con de pirate de 12 ans. J'ai, à mon domicile, une connexion internet en ADSL dégroupé. Autant dire qu'en bande-passante j'ai largement de quoi faire. Or, je ne pirate pas. Je me contente, ô exception, de me connecter pour lire mes mails, surfer, discuter avec mes camarades un peu partout dans le monde, etc. Et je ne pirate pas. Bha oui. Je pourrais avoir un KaZaa de compétition mais je ne le fais pas. Je ne l'ai jamais fait. Que ce soit pour de la musique, des films ou même des systèmes d'exploitation. Mon premier système d'exploitation fut un SuSE Linux acheté il y a 5 ans. Justement parce qu'il me semblait important de payer pour un logiciel. Depuis tous mes OS furent achetés jusqu'à mon Mac actuel, pour lequel j'ai acquis Mac OS X 10.3 en décembre. Idem, pour la musique, je paye. Je m'offre d'ailleurs le luxe de faire le chevalier blanc de la droiture en faisant la morale à tous mes petits camarades. Et voilà qu'aujourd'hui Roudoudou se comporte avec moi comme si j'étais un vulgare pirate de base.
N'importe quoi. J'ai acheté ce CD et j'ai la furieuse impression qu'il n'est pas à moi. Je peux l'écouter mais dans certaines conditions uniquement. Je ne suis pas libre d'en faire ce que je veux.
J'ai donc remis Roudoudou dans sa jolie boîte, boîte remise dans un tiroir dont elle ne sortira pas de si tôt. Et j'ai rippé Dalida.

(note du 19 mars 2010 : depuis Roudoudou s'est fendu d'un mail lors de la sortie de son dernier album pour me dire qu'il avait changé de maison de disque. Merci à lui pour le service client ;)

1mar/10Off

Du bon pour les oreilles

La sieste 7 par Azaxx. Azaxx c'est bien. Il faut l'écouter.

La sieste 7 by Azaxx  by  Azaxx

21fév/10Off

Wireframe : I’m Gonna Live Forever

(le titre est un hommage à Pierre Fontaine, auteur de "Frame : I'm Gonna Live Forever".)

Fame

N'ayons pas honte de nos mauvais jeux de mots

Quand on crée des sites web et qu'on essaie de bien les créer, on parle avec ses clients. Ce qui n'est pas très compliqué. Ce qui est plus compliqué c'est de se comprendre. Surtout quand on en vient à parler de la récurrence des événements dans un agenda ou de la mise en place d'un réseau social. Reste aussi à savoir de quoi de quoi il faut parler. Quel est le besoin de discuter du fonctionnement de modules backend quand ce qui importe le plus souvent reste le comportement frontend. Le périmètre fonctionnel d'un module de gestion des actualités reste, généralement, le même.

De l'intérêt des outils de wireframing (désolé amis français, même le très savant Signet n'a pas de traduction). Le wireframing consiste à réaliser un schéma définissant les zones d'un site Web, ou d'une page Web (merci Wikipedia). Dans mon cas, je l'utilise surtout pour deux choses : les pages d'accueil et les pages d'applications (détail d'une actualité, page de résultat d'un moteur de recherche, etc). Le wireframing comporte de nombreux avantages :

  • Il peut être compris ou réalisé par un non technicien,
  • Il est plus facile à manipuler ou corriger qu'une maquette graphique,
  • Il permet de se concentrer sur le fonctionnement, sur la place donnée à chaque élément avant de discuter de l'aspect graphique,

    Et quelques désavantages :

    • On travaille souvent avec des librairies, modules ou gabarits qui reproduisent des formes existantes.
    • Considérer qu'il suffit de voir un module pour que son fonctionnement coule de source.
      Wireframing d'une page Facebook

      Wireframing d'une page Facebook

      Plus largement, dans le processus de création d'un site web, le wireframing ne représente qu'une étape et ne répondra pas à toutes les questions qui se posent en matière d'ergonomie ou de développement. On ne décrit pas l'interaction entre un annuaire web, un organigramme dynamique en Flash, un SIRH et un PABX en wireframes. Le format d'un fichier CSV d'import ne sera pas non plus décrit dans un fichier

      Lorsque nous avons recherché, pour In Cité Solution, un outil de wireframing nous souhaitions qu'il réponde aux besoins suivants :

      • Clairement faire comprendre que le dessin présenté ne représente pas l'aspect définitif de l'application, y compris à des novices.
      • Facilité et rapidité de prise en main.
      • Etre limité en modèles, modules et interactions pour ne pas en faire un Dreamweaver bis.

        Nous utilisions Visio ou MS PowerPoint pour nos zonings mais ils n'étaient pas satisfaisants. Après avoir testé plusieurs logiciels (grâce aux tests très intéressants présentés sur Superfiction), nous nous sommes arrêtés sur Balsamiq Mockups et ce pour différentes raisons.

        • Il fonctionne sur plusieurs plates-formes (développé avec Adobe Air).
        • Son aspect crayonné ne peut laisser croire qu'il s'agit d'un travail graphique tout en facilitant l'implication des publics les plus éloignés du sujet. On présente clairement un dessin, une ébauche.
        • Il dispose de modèles et gabarits, mais pas trop. Du coup nous sommes obligés de "créer" les interfaces. Disposer de modèles de pages ou de systèmes de navigation risquait de nous entraîner sur la pente glissante de la répétition (on ne reproduirait que des interfaces existantes). Le site Mockups To Go reste une bonne base de travail.
        • On peut y faire des liens entre mockups, cela permet de présenter facilement l'enchainement entre les pages.
        • On peut activer des boutons mais il ne va pas jusqu'à permettre le déclenchement d'actions à l'aide de menus déroulants. Il nous oblige donc à garder une spécification "papier" pour décrire plus finement certains comportements.
        • Il n'est pas très cher, 79 $.
        • L'équipe de développement est sympathique et à l'écoute de ses utilisateurs (les releases notes avec, pour certaines fonctionnalités, la référence à l'utilisateur qui l'a demandée, cela témoigne d'une bonne écoute). A voir sur le blog de l'entreprise. Le logiciel évolue vite et profite vraiment du retour des utilisateurs. Le rythme pourra changer mais de nouvelles fonctionnalités sont ajoutées toutes les deux semaines en ce moment.
        • Le logiciel existe en version client lourd mais également en tant que plugin pour Jira, Confluence, XWiki, etc. Si jamais nous venions à passer de Redmine à une autre solution de gestion et suivi de projet, nous serions alors très certainement en mesure d'y intégrer directement Balsamiq Mockups.

          Il nous reste aujourd'hui quelques points à travailler. Qui impliquer dans la création d'un zoning ? L'équipe créa ? Uniquement les chefs de projet ? Une fois un zoning validé, comment laisser de la liberté à l'équipe créa ?

          Et pendant ce temps, au MIT : une application qui sait reconnaître le schéma d'une molécule. Exemple avec le paracétamol.

          13fév/10Off

          Ouverture des données publiques : une première en France

          Pour la première fois en France une collectivité décide d'ouvrir massivement et stratégiquement des données publiques. Il s'agit du réseau STAR (et plus particulièrement Le Vélo STAR dans l'immédiat), le réseau de transport public de Rennes Métropole. Annoncée lors du séminaire opendata organisé par la FING à la Cantine (Paris), cette ouverture fait de Rennes Métropole la première collectivité française à ouvrir ses données aux citoyens.

          Dans l'immédiat, ce sont donc ces données qui seront ouvertes :

          Position des stations
          Disponibilité des vélos
          Disponibilité des bornes
          Possibilités de paiement
          Actualités

          Avec l'ouverture des données du réseau STAR au complet d'autres données seront diffusées.

          In Cité Solution diffusera dans les prochaines semaines le moteur de son API (basée sur TYPO3) sous une licence libre afin afin de permettre la mise en place d'une communauté de réflexion et de travail autour du processus d'ouverture des données publiques.

          Le communiqué de presse d'In Cité : InCite_CP_DonneesPub_20100213_01

          A lire également, le compte-rendu de la journée d'échanges par le Groupe Chronos.

          Un processus de fond

          Si Rennes Métropole est la première collectivité française à ouvrir ses données, ce mouvement est déjà largement entamé au niveau mondial. Quelques exemples :

          Data.gov : ouverture des données par le gouvernement fédéral US.

          Show us a better way : que faire avec les données publiques anglaises ?

          City Go Round : applications réalisées à partir de données ouvertes

          MassDOT : site du département transport du Massachusetts

          TriMet : site pour les développeurs du transport public à Portland (Oregon)

          6fév/10Off

          Une application de commande vocale pour l’iPhone

          Siri vient de lancer une application iPhone qui vous permet de commander votre iPhone à la voix. "Quel film passe ce soir au ciné à Rennes ?" et hop, Siri va chercher et vous trouve l'information. Les renseignements téléphoniques, sans les humains. Comme disait l'autre, le progrès fait rage et le futur a de l'avenir.