Du bon pour les oreilles

La sieste 7 par Azaxx. Azaxx c’est bien. Il faut l’écouter.

La sieste 7 by Azaxx  by  Azaxx

Wireframe : I’m Gonna Live Forever

(le titre est un hommage à Pierre Fontaine, auteur de « Frame : I’m Gonna Live Forever ».)

Fame

N'ayons pas honte de nos mauvais jeux de mots

Quand on crée des sites web et qu’on essaie de bien les créer, on parle avec ses clients. Ce qui n’est pas très compliqué. Ce qui est plus compliqué c’est de se comprendre. Surtout quand on en vient à parler de la récurrence des événements dans un agenda ou de la mise en place d’un réseau social. Reste aussi à savoir de quoi de quoi il faut parler. Quel est le besoin de discuter du fonctionnement de modules backend quand ce qui importe le plus souvent reste le comportement frontend. Le périmètre fonctionnel d’un module de gestion des actualités reste, généralement, le même.

De l’intérêt des outils de wireframing (désolé amis français, même le très savant Signet n’a pas de traduction). Le wireframing consiste à réaliser un schéma définissant les zones d’un site Web, ou d’une page Web (merci Wikipedia). Dans mon cas, je l’utilise surtout pour deux choses : les pages d’accueil et les pages d’applications (détail d’une actualité, page de résultat d’un moteur de recherche, etc). Le wireframing comporte de nombreux avantages :

  • Il peut être compris ou réalisé par un non technicien,
  • Il est plus facile à manipuler ou corriger qu’une maquette graphique,
  • Il permet de se concentrer sur le fonctionnement, sur la place donnée à chaque élément avant de discuter de l’aspect graphique,

    Et quelques désavantages :

    • On travaille souvent avec des librairies, modules ou gabarits qui reproduisent des formes existantes.
    • Considérer qu’il suffit de voir un module pour que son fonctionnement coule de source.
      Wireframing d'une page Facebook

      Wireframing d'une page Facebook

      Plus largement, dans le processus de création d’un site web, le wireframing ne représente qu’une étape et ne répondra pas à toutes les questions qui se posent en matière d’ergonomie ou de développement. On ne décrit pas l’interaction entre un annuaire web, un organigramme dynamique en Flash, un SIRH et un PABX en wireframes. Le format d’un fichier CSV d’import ne sera pas non plus décrit dans un fichier

      Lorsque nous avons recherché, pour In Cité Solution, un outil de wireframing nous souhaitions qu’il réponde aux besoins suivants :

      • Clairement faire comprendre que le dessin présenté ne représente pas l’aspect définitif de l’application, y compris à des novices.
      • Facilité et rapidité de prise en main.
      • Etre limité en modèles, modules et interactions pour ne pas en faire un Dreamweaver bis.

        Nous utilisions Visio ou MS PowerPoint pour nos zonings mais ils n’étaient pas satisfaisants. Après avoir testé plusieurs logiciels (grâce aux tests très intéressants présentés sur Superfiction), nous nous sommes arrêtés sur Balsamiq Mockups et ce pour différentes raisons.

        • Il fonctionne sur plusieurs plates-formes (développé avec Adobe Air).
        • Son aspect crayonné ne peut laisser croire qu’il s’agit d’un travail graphique tout en facilitant l’implication des publics les plus éloignés du sujet. On présente clairement un dessin, une ébauche.
        • Il dispose de modèles et gabarits, mais pas trop. Du coup nous sommes obligés de « créer » les interfaces. Disposer de modèles de pages ou de systèmes de navigation risquait de nous entraîner sur la pente glissante de la répétition (on ne reproduirait que des interfaces existantes). Le site Mockups To Go reste une bonne base de travail.
        • On peut y faire des liens entre mockups, cela permet de présenter facilement l’enchainement entre les pages.
        • On peut activer des boutons mais il ne va pas jusqu’à permettre le déclenchement d’actions à l’aide de menus déroulants. Il nous oblige donc à garder une spécification « papier » pour décrire plus finement certains comportements.
        • Il n’est pas très cher, 79 $.
        • L’équipe de développement est sympathique et à l’écoute de ses utilisateurs (les releases notes avec, pour certaines fonctionnalités, la référence à l’utilisateur qui l’a demandée, cela témoigne d’une bonne écoute). A voir sur le blog de l’entreprise. Le logiciel évolue vite et profite vraiment du retour des utilisateurs. Le rythme pourra changer mais de nouvelles fonctionnalités sont ajoutées toutes les deux semaines en ce moment.
        • Le logiciel existe en version client lourd mais également en tant que plugin pour Jira, Confluence, XWiki, etc. Si jamais nous venions à passer de Redmine à une autre solution de gestion et suivi de projet, nous serions alors très certainement en mesure d’y intégrer directement Balsamiq Mockups.

          Il nous reste aujourd’hui quelques points à travailler. Qui impliquer dans la création d’un zoning ? L’équipe créa ? Uniquement les chefs de projet ? Une fois un zoning validé, comment laisser de la liberté à l’équipe créa ?

          Et pendant ce temps, au MIT : une application qui sait reconnaître le schéma d’une molécule. Exemple avec le paracétamol.

          Ouverture des données publiques : une première en France

          Pour la première fois en France une collectivité décide d’ouvrir massivement et stratégiquement des données publiques. Il s’agit du réseau STAR (et plus particulièrement Le Vélo STAR dans l’immédiat), le réseau de transport public de Rennes Métropole. Annoncée lors du séminaire opendata organisé par la FING à la Cantine (Paris), cette ouverture fait de Rennes Métropole la première collectivité française à ouvrir ses données aux citoyens.

          Dans l’immédiat, ce sont donc ces données qui seront ouvertes :

          Position des stations
          Disponibilité des vélos
          Disponibilité des bornes
          Possibilités de paiement
          Actualités

          Avec l’ouverture des données du réseau STAR au complet d’autres données seront diffusées.

          In Cité Solution diffusera dans les prochaines semaines le moteur de son API (basée sur TYPO3) sous une licence libre afin afin de permettre la mise en place d’une communauté de réflexion et de travail autour du processus d’ouverture des données publiques.

          Le communiqué de presse d’In Cité : InCite_CP_DonneesPub_20100213_01

          A lire également, le compte-rendu de la journée d’échanges par le Groupe Chronos.

          Un processus de fond

          Si Rennes Métropole est la première collectivité française à ouvrir ses données, ce mouvement est déjà largement entamé au niveau mondial. Quelques exemples :

          Data.gov : ouverture des données par le gouvernement fédéral US.

          Show us a better way : que faire avec les données publiques anglaises ?

          City Go Round : applications réalisées à partir de données ouvertes

          MassDOT : site du département transport du Massachusetts

          TriMet : site pour les développeurs du transport public à Portland (Oregon)

          Une application de commande vocale pour l’iPhone

          Siri vient de lancer une application iPhone qui vous permet de commander votre iPhone à la voix. « Quel film passe ce soir au ciné à Rennes ? » et hop, Siri va chercher et vous trouve l’information. Les renseignements téléphoniques, sans les humains. Comme disait l’autre, le progrès fait rage et le futur a de l’avenir.

          Le code swarm de Twitter

          Une belle représentation de l’évolution de Twitter par son code source.

          Twitter Code Swarm from Ben Sandofsky on Vimeo.

          Il est intéressant de voir que le code Ruby ne cesse de bouger et que le CSS/HTML prend de plus en plus d’importance.

          Application windows pour TYPO3

          On se place généralement d’un côté ou de l’autre de la table. Celui qui pense que TYPO3 est riche en fonctionnalités ou celui qui pense que TYPO3 est complexe. Il manque malheureusement le troisième côté, celui qui utilise déjà TYPO3 et qui peut témoigner mais c’est une autre histoire.

          La question qui mériterait d’être traitée plus longuement mais que nous n’évoquerons ici que du bout des touches est celle de la prise en main d’une solution de publication web par un public qui n’en demandait pas tant. Car c’est bien de cela qu’il s’agit dans l’essentiel de nos missions (à nous les les gens du réseau) : permettre à de grands commençants d’écrire sur le web (d’écrire, de contribuer, etc.).

          Pourquoi apprendre un nouvel outil alors qu’au quotidien c’est déjà la croix et la bannière pour s’en sortir avec ceux déjà disponibles ? TYPO3 répond déjà à la question en disant : justement, n’apprenez rien :

          L’interface d’administration peut déjà être fortement personnalisée (simplifiée) pour un contributeur. Mais il est je pense possible d’aller plus loin en proposant un client lourd qui offrirait la possibilité de publier des actualités ou de modifier le contenu de pages. Et c’est tout. On ferait abstraction de la logique d’interface d’administration. Oui, cacher la logique web peut être dommange. Mais qu’est-ce que cela apporte à quelqu’un dont ce n’est pas le métier ? Dont la principale contribution restera avant tout le contenu et sa mise à jour régulière ?

          Une piste à creuser peut-être, l’ouverture du code et le passage sous licence libre de Zoundry Raven, client lourd de publication web compatible avec de très nombreuses API.

          TYPO3 sur iPhone: fail.

          Toujours à la recherche d’un truc inutile, j’ai voulu comparer la présence de TYPO3 à celle de Drupal sur l’appstore. Résultat un partout la balle au centre. Enfin, le match s’est terminé avec un TYPO3 au tapis suite à mes tests. Car oui, quand je trouve une application sur le store, je la télécharge et je l’essaie. L’application TYPO3 pour iPhone a été développée par naw.info. Elle permet de publier des actualités sur un site TYPO3 sans avoir à passer par l’interface d’administration. On reste dans le cadre de l’application iPhone (ndlr: on apprécie qu’une société privée puisse utiliser le nom générique TYPO3 pour une application qui ne sert qu’à pousser des news). Pour que l’application puisse publier, naw.info utilise l’extension typo3_webservice (XMLRPC merci).

          Sur le papier c’est bien. Dans les faits, ça l’est moins.

          Image1.png

          Après avoir installé Zend Framework (merci de prendre votre Hummer pour acheter du pain), l’extension ne m’a pas permis de publier la moindre news. Pour la documentation on frise le haïku avec quatre lignes que je n’aurais même pas osé produire dans mes pires manuels.

          Download your iPhone App « TYPO3″ from the AppStore
          Install the TYPO3 extension « typo3_webservice »
          Create a backend user in TYPO3 to edit your news with
          Configure the TYPO3 that you want to access through the iPhone App

          J’ai pu tester le tout sur la plate-forme de démo mise à disposition par naw.info.

          Le test amène quelques questions. Comment ouvrir son CMS sur téléphone mobile ? Qui plus est quand on utilise TYPO3 qui est davantage une plate-forme de publication de contenu ouverte à de nombreux profils et non pas simplement une plate-forme de blogs. Doit-on produire une application complète ou une application pour chaque profil ? Comment faire ensuite quand de nouveaux profils voient le jour ? Vu la maturité des contributeurs et les profils rencontrés à ce jour, je pense que naw.info a fait le bon choix. La publication d’actualités est certainement la meilleure piste pour le moment.