Warning: include_once(/home/pem/ndlr.net/wp-content/plugins/wordpress-support/wordpress-support.php): failed to open stream: Permission denied in /home/pem/ndlr.net/wp-settings.php on line 307

Warning: include_once(): Failed opening '/home/pem/ndlr.net/wp-content/plugins/wordpress-support/wordpress-support.php' for inclusion (include_path='.:/usr/local/lib/php:/usr/local/php5/lib/pear') in /home/pem/ndlr.net/wp-settings.php on line 307

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /home/pem/ndlr.net/wp-settings.php:307) in /home/pem/ndlr.net/wp-content/plugins/wp-super-cache/wp-cache-phase2.php on line 62
Révolution chocolatière |

Révolution chocolatière

(Publié dans l’Echo du Village n°140 – jeudi 17 mai 2001)

Hier, en plein bouclage de l’Echo papier de juin, nous avions décidé de nous offrir un repas. Avouons-le, la rédaction de l’Echo du Village ne passe jamais à côté du luxe. Sans pousser le vice jusqu’à manger à heure fixe ou bien même à avoir des menus équilibrés, nous nous octoyions une pause gastronomique. Direction : le supermarché du coin. On en salive d’avance.

En route pour la joie

Car, oui, nous sommes en plein bouclage de l’Echo papier. Après un an d’absence, il est de retour dans les kiosques. Enfin, pas tout de suite : début juin. A l’heure qu’il est, les maquettistes terminent les derniers détails. Vous pouvez d’ailleurs voir la couverture un peu plus haut sur cette page. La rédac ressemble à l’une de ses fourmilières dans lesquelles vous donniez des coups de pied étant enfant – que nous lecteurs résidant au pôle Nord ou Sud me contactent pour obtenir une image plus parlante à leurs yeux. Ne mentez pas, je vous ai vus. Les fourmis se mettent alors à courir en tout sens, affolées comme des adolescentes le jour des soldes au Printemps. Si vous voulez, on peut également dire que la rédac ressemble à un magasin du Printemps le jour des soldes. Il se passe rarement cinq minutes sans que quelqu’un se lève de sa chaise pour interpeller un voisin en lui demandant : « Où est-ce que tu as sauvegardé l’illustr’ pour la page quatre vingt ? ». Sachant que l’Echo papier ne comporte que soixante douze pages. A l’heure actuelle, ce sont déjà quarante litres de thé et presque le double de café qui ont été ingurgités. Les maquettistes se sont tous commandé des prostates de rechange. Le rédac chef, lui, se fait directement des injections de théine. C’est plus rapide.

Tu vas la boucler !

La maquette papier arrive à son terme cette semaine. Le CDRom, lui, a eu son heure de gloire vendredi dernier. Ce fut d’ailleurs l’occasion pour nous de créer un sanctuaire d’un tout nouveau genre : un cimetière à graveur de CD. Vous connaissez aussi cette sensation. Vous venez de trébucher en sortant de la cuisine, les bras chargés de plats (y compris les assiettes en porcelaine de mémé) et vous tentez désespérément de reprendre votre équilibre. Alors que vous gesticulez tout doucement sans quoi vous balanceriez des assiettes un peu partout dans la pièce, vous cherchez du regard un point d’appui solide ou poser ce pied qui, suspendu en l’air, reste votre dernière chance avant de vous étaler de tout votre long sur le parquet et, logiquement, sur les assiettes en porcelaine de mémé. Enfin, vous apercevez, au milieu des jouets du petit dernier qui traînent là, un espace libre où toucher terre. Mais, enfer : c’est un tapis. Même sans en faire l’expérience, vous savez déjà que ce tapis va se dérober sous votre pantoufle. Plus la peine d’espérer. Toute résistance est vaine. Autant lâcher les assiettes tout de suite. Cette sensation, donc, nous l’avons ressentie vendredi soir.
Après une journée à courir de-ci de-là à corriger les dernières erreurs, à s’énerver un brin sans quoi c’est pas rigolo, nous étions enfin arrivés à la gravure du CD. Greg, Zouzou et moi étions devant la trappe du graveur. Un CD vierge à la main, nous contemplions déjà en rêve notre première épreuve, fiers de ce rude labeur et de l’argent du beurre. C’est là que s’est produit le flash du tapis. Le graveur ne pouvait pas fonctionner correctement. Cela faisait des semaines qu’il fonctionnait à merveille. Il a gravé CD sur CD sans le moindre problème. Zouzou a même pu sauvegarder sa collection de photos de Michel Topaloff sans aucun souci. Cela n’avait que trop duré. Effectivement. Ce graveur, visiblement infiltré par la concurrence, a raté trois CD avant que nous nous décidions à en essayer un autre. Pendant que Greg dansait la carmagnole sur son graveur, Zouzou essayait alors de raisonner Robert. « Mais non c’est pas important tes sauvegardes de la base de données des Villageois. Tu veux pas nous graver notre CD avant ? »

Grave !

Pas moins de quatre graveurs plus loin, le CDRom était finalement prêt, ce qui nous ramène à l’objet de cet édito : notre pose repas. Suivez un peu. Nous étions donc en route pour une pause repas, prêts à savourez de délicieux sandwiches faits avec tout l’amour que l’on met à descendre ses poubelles. Après une revigorante promenade sous les néons forcément blafards, nous avions enfin jeté notre dévolu sur des préparations alimentaires que Gérard d’Aboville, perdu en pleine mer, aurait préféré laisser aux poissons.
De retour vers les caisses, les bras chargés de victuailles, nous attendions notre tour. Mon regard a alors croisé celui d’un paquet de Kinder Bueno. Ceux qui ont déjà regardé un paquet de Kinder Bueno au fond des yeux savent de quoi je parle. Au milieu de ces mille autres friandises, il m’attendait. Pourtant, j’avais largement de quoi manger. Je devais même dépasser un peu mes besoins en calories. Ces barres chocolatées ne m’étaient en rien vitales. Malgré moi, j’avais envie de les acheter. Il est assez curieux, pour quelqu’un qui pense encore jouir de son libre arbitre, de se rendre compte qu’un paquet de Kinder Bueno lui fait mettre genou à terre.
Alors j’ai résisté. J’ai tenu bon. J’ai gratifié la caissière d’un sourire crispé, j’ai payé et je suis sorti sain et sauf du centre commercial. Ils étaient tous là, à côté de moi. Lénine, Trotsky, Bakounine et tous les grands. Ils me serraient la main et me congratulaient. J’avais résisté. La consommation galopante ne passerait pas par moi.
C’est là que Zouzou m’a demandé si j’avais écrit mon édito pour l’Echo papier. Quand je me suis retourné, j’ai vu Lénine, Trotsky et Bakounine partir en courant. Sympa les copains.


Fatal error: Call to undefined function pinktouch_post_data() in /home/pem/ndlr.net/wp-content/themes/pink-touch-2/content.php on line 38