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Travailler c’est bien | Ah non pas encore lui !

L’innovation, le dahut de l’intranet

L’innovation dans les intranets, c’est bien. Le faire, c’est mieux. Même modestement. Tous les cahiers des charges font désormais les gorges chaudes du collaboratif, de l’innovation ascendante, des outils transversaux. Malheureusement, au moment de la mise en oeuvre, on tombe bien souvent des nues.
Le schéma est quasi systématiquement le même. Tout commence par un cahier des charges qui vous explique que le web 1.0, on va laisser ça à mère-grand, que le web 2.0, de toute manière, personne n’a jamais vraiment bien compris ce que c’était, alors autant passer au web 3.0 et de toute manière le président a lu ça dans Metro alors si l’intranet est pas web 3.0, ça passera pas.
Soit. On hésite même à faire du web 3.5 histoire de bien enfoncer la concurrence mais on se dit que le subterfuge pourrait faire long feu. Alors, va pour le web 3.0 même si on a l’impression de manquer de respect à Tim Berners-Lee à chaque fois qu’on emploie le terme.
Surtout, le nouvel intranet va révolutionner la structure car il va décloisonner, il va innover, il va créer du lien et du liant. A grands coups de paquets IP il va abattre ces cloisons que d’austères zélotes du silotage avaient bâtis entre des services pourtant si proches comme la DSI, les RH et les Parcs et Jardins. Autant dire que ça sent le piège.

Modestement et sur la pointe d’un PowerPoint, on aura pris soin, lors d’une soutenance réglée comme du papier à musique, de glisser quelques menus avertissements. Attention, la boîte à bonnes idées ne sert à rien si elle n’est pas suivie d’effets. Attention, il faut que tout cela soit bien préparé : quel processus de traitement des idées ou projets qui vont naître grâce aux outils proposés ? Quelles responsabilités pour les porteurs de projet ? Quel temps peut y passer un agent par rapport à sa mission première ? L’outil est bien secondaire par rapport à la conduite du changement, par rapport à la préparation en amont.
Celles et ceux qui répondent à des appels d’offres ou compétitions savent à quel point une soutenance est un moment à part. On y travaille parfois depuis des semaines et enfin, on a droit à ces quelques minutes ou quelques heures pour convaincre et rapporter plusieurs mois de travail. Un mot de travers et zou, terminé. Comment oser dire à ce moment là que le projet est peut-être un peu parti de travers, que, peut-être le consultant qui a assuré l’accompagnement devrait un peu plus souvent cultiver son jardin et se pencher sur la vraie vie d’un webmaster d’intranet avant de recommander l’équipement en tablettes 3G pour consutler des vidéos de formation continue auprès d’un public qui à l’heure actuelle n’a même pas de poste informatique, pas plus que de téléphone portable professionnel. Oui, comment ? Comment jouer Cassandre quand on doit rassurer, vendre du rêve, du plus, du mieux fait, plus ambitieux. Comment faire comprendre que l’on tique non pas parce que l’on ne sait pas faire mais que, justement, l’ayant fait, on sait que c’est mal parti ? On le fait difficilement et on part aussi du principe que le client dit vrai. Et, au fond, si c’est bien le cas, on le tient enfin notre intranet ambitieux, notre véritable outil au service du changement. Gloria mundi. On va y arriver, fastoche.

Vous ressortez alors de votre soutenance heureux comme un cul de bébé. De retour à vos chères études, vous faites un complément de réponse. Vous proposez toutes ces idées d’outils innovants que vous avez dans les tiroirs depuis des années. Pour certains, vous pouvez même produire des spécifications fonctionnelles étant donné, que, dans d’autres projets, vous êtes déjà allé jusqu’à les faire valider ces spefs. Malheureusement, lors d’un Comité de Pilotage de sombre mémoire, ceux-là même qui vous reprochaient de faire du web à papa, voyant arrivent cet outil du Démon, vous ont demandé de bien vouloir reprendre votre copie et d’aller emballer le poisson avec.
Vous envoyez donc vos trente pages d’outils collaboratifs, de module de consultation permanente, de moteur de création de projet et vous attendez la suite en croisant les droigts.
Et vous gagnez la compet. Joie bonheur. Vous demandez quelles sont les options innovantes qui ont été retenues.

Toutes.
Toutes vous dis-je.
Ca y est, vous l’avez votre intranet collaboratif. Non, pas juste un forum. Un véritable intranet collaboratif.

Passons sur les ateliers, tout va bien, arrive la validation des spefs et les vraies questions. Qui va pouvoir utiliser ces espaces collaboratifs ? Qui va pouvoir se servir du moteur de création de projet ? Est-ce que tout cela va être modéré.
Ami lecteur, si tu as en face de toi un prestataire qui te présente un outil dont tu ne veux pas, voici une liste non exhaustive des excuses que tu pourras avantageusement utiliser. Tu noteras que certaines sont sans appel et ne te demandent même pas de te justifier et font appel à des arguments que l’on ne peut pas te contester. Oui, d’autres avant toi furent bien inspirés pour nous couper l’herbe sous le pied.
– On ne peut pas laisser les vannes ouvertes. Tout cela doit être modéré. Or il n’y a personne pour modérer. Donc on ne peut pas mettre cet outil à disposition.
– Qui aura la responsabilité de ce qui sera publié ? Pas moi. Donc personne de mon service ne contribuera.
– Mes agents sont déjà débordés. Ils ne peuvent pas prendre cette charge de travail en plus.
– Mes agents ne sont pas formés. Ils ne pourront pas prendre l’outil en main. On ne peut pas l’ouvrir. Les former ? Non, c’est notre gros rush de l’année.
– Qu’est-ce qu’on va faire de ces idées et proposition ? Nous n’avons rien prévu pour traiter et donner suite. Ouvrir et ne rien faire ensuite décevrait les agents.
– Je ne vois pas pourquoi on mettrait en oeuvre un tel outil, la DSI planche sur le sujet depuis 1 an.
– On ne peut pas lancer quelque chose comme cela, la DRH travaille sur un référentiel depuis 2 ans.
– Il ne serait pas utile de proposer cette solution, ce sera inclus dans la nouvelle version de notre application métier qui doit être installée dans 6 mois.
– Ce système ne peut pas être mis en oeuvre, tous les agents n’ont pas accès à l’intranet, cela ferait concurrence au système actuel et du coup, double traitement.
Généralement, vous passez alors par deux états successifs.
Le premier, une envie de meurtre. Clouer à une porte de grange celui ou celle qui a produit le cahier des charges. Surtout s’il y a eu une AMO, vous mourrez d’envie de lui faire manger ses livres blancs. Plus jamais les livres blancs.
Le second, un vif et piquant découragement. Vous vous sentez comme le Coyote de l’intranet. Il court après le Bip-bip de l’innovation. Sans jamais y arriver. Jamais.

Finalement, ce ne sera pas pour cette fois non plus. Vous ferez un bel intranet de contenu. Avec du web 3.0 dedans.

Dans un prochain billet, je jouerai moi-même à l’AMO et donnerai ma méthode, révolutionnaire bien sûr, pour réussir à mettre en oeuvre des fonctionnalités innovantes au sein d’un intranet.

La classification périodique du développement web

Vous trouverez sur le web de nombreuses listes des 10 ou 15 choses à savoir ou faire pour assurer la réussite d’un projet web. Je me suis dit qu’après plus de 10 années passées à travailler sur le web, je pouvais me plier à l’exercice ayant moi aussi succombé à ces listes et ayant testé de nombreux outils ou méthodes pour travailler mieux, plus vite et, surtout, en y prenant plus de plaisir.

J’ai donc commencé à réfléchir à ce que je pouvais vous léguer, vous, mes chères têtes blondes. M’est alors venue à l’esprit la classification périodique des éléments de Mendeleïv. Pour celles et ceux d’entre vous qui ont poursuivi des études de lettres, je vous resitue un peu la chose.

Un beau matin de 1869, M. Dmitri Mendeleïv se réveille, entre comme un fou dans la cuisine et s’écrie :

Putain, Anna, je vais classer les éléments chimiques dans un tableau ! Y’en a marre de ce bordel ambiant, on se croirait chez les zazous.

De là, on peut noter plusieurs choses :
Dmitri était particulièrement ordurier avec son épouse Anna (on comprend que son premier mariage n’ait pas duré)
Il avait déjà en lui cette capacité à prévoir ce qui n’est pas encore connu, pour les éléments chimiques comme pour les courants de mode, citant les zazous alors que ceux-ci ne devaient voir le jour que pendant la Seconde Guerre mondiale.

Et Dmitri l’a produite sa classification. Il a tout bien rangé. Chaque élément à sa place. Avec une logique. Il a pris le monde devant ses yeux, ou tel qu’il l’avait saisi, l’a ordonné, l’a passé au filtre de sa logique. Et ça a marché. Ca a tellement bien marché que quand il eut terminé son grand oeuvre, il restait des cases. Non pas que Dmitri se soit planté. Il restait simplement des éléments à découvrir :

Moi, Dmitri Mendeleïv je vous le dis, c’est comme cela que ça se range. Et c’était tellement mal rangé avant, qu’il reste des éléments à trouver. Ca viendra, j’ai déjà prévu les cases. (citation non sourcée, peut-être fausse)

Force est de constater qu’il avait raison. Après lui vinrent d’autres éléments : le polonium, l’einsteinium, le fermium, …

Avant d’en revenir à nos pages web, précisons qu’à peu près au même moment Lothar Meyer travaillait sur la même classification. Il ne lui était pas venu à l’idée, par contre, de pouvoir prévoir l’existence de nouveaux éléments.

Tout cela doit être riche d’enseignements pour qui travaille aujourd’hui sur le web. Et histoire de faire plus fort et plus court que tout le monde, je vais vous donner les 5 choses à garder en tête pour réussir.

Rien n’est compliqué

Vous n’allez pas me faire croire une seule seconde que vos petits mickeys qui changent de couleur quand on passe la souris dessus c’est compliqué. Vous n’allez pas me faire entendre que ce qui est en train de se passer est très sérieux et mérite que tout le monde lève les mains des claviers ou qu’on se roule par terre dans une flaque de larmes.

Dmitri, lui, il a classé les éléments. Quand vous ferez un truc équivalent, on en reparlera.

Tout est compliqué

Le web n’a pas été inventé par des laperots de six semaines. Tim Berners Lee a oublié d’être con et pensez deux minutes au fait que les DNS ont été inventés en 1983. Pendant ce temps, vous, vous écoutiez les premiers CD. C’est aussi vieux que ça. Et ça marche encore très bien, merci pour eux. Sauf que faire la différence entre un enregistrement CNAME et un enregistrement SOA, bin vous n’y arrivez pas encore. Le web c’est simple mais cela marche avec de beaux outils. Quand vous vous trouvez face à une page blanche, ne penchez pas tout de suite pour la solution la plus simple, la plus évidente. Soyez logique. Ayez la même rigueur que nos révérés pères fondateurs. Soyez modestes : que le problème soit issu d’une source extérieure devrait être votre dernière option.

Il est peu probable que vous soyez seul

Le web tourne depuis un petit moment déjà. Il est probable qu’il existe déjà une réponse à la question que vous vous posez. STFG : search the fucking google. Arrêtez de réinventer la roue. Dmitri s’appuyait sur les travaux de ses pairs. La science progresse par la connaissance des règles, lois et bases. On se hisse sur les épaules des géants. Oui, vous pouvez créer un nouveau service tout seul mais franchement, si c’est pour faire Chatroulette, c’était pas la peine.

Ayez plusieurs métiers

Après avoir classé les éléments, vous pensez que Dmitri en a profité pour boire des coups à l’oeil avec le Tsar ? Non. Il a continué. Il a travaillé, entre autres, sur la théorie et les effets du protectionnisme en agriculture. Je ne vous demande pas d’avoir un Nobel en courant le 100 mètres en moins de 10 secondes. Mais par pitié, allez au cinéma, regardez les classiques, écoutez de la musique, lisez de la poésie. Donnez vous d’autres règles, d’autres grilles d’analyse que celles qui vont bien du lundi au jeudi.

Soyez ambitieux

Tout cela n’est qu’un flux de balises qui se tirent la bourre. Cela ne reste que ça. Pensez d’abord à ce qu’on doit en faire, à ce que cela apporte de nouveau. Arrêtez de vous tripotez la nouille pour la énième itération d’un module d’actualités, de sondage ou de newsletters. Faites le prochain grand truc. Que ce site de ville soit le site de ville dont on parle en disant “Ah oui mais depuis, c’est plus pareil”. Il a pu prévoir des éléments Dmitri. Vous n’allez pas me dire que vous n’arrivez pas à penser une nouvelle page web ?

Si vous n’avez rien compris, vous pouvez fixer l’image ci-dessous pendant 5 minutes, cela devrait vous aider.

Mon petit poney

TYPO3 sur iPhone: fail.

Toujours à la recherche d’un truc inutile, j’ai voulu comparer la présence de TYPO3 à celle de Drupal sur l’appstore. Résultat un partout la balle au centre. Enfin, le match s’est terminé avec un TYPO3 au tapis suite à mes tests. Car oui, quand je trouve une application sur le store, je la télécharge et je l’essaie. L’application TYPO3 pour iPhone a été développée par naw.info. Elle permet de publier des actualités sur un site TYPO3 sans avoir à passer par l’interface d’administration. On reste dans le cadre de l’application iPhone (ndlr: on apprécie qu’une société privée puisse utiliser le nom générique TYPO3 pour une application qui ne sert qu’à pousser des news). Pour que l’application puisse publier, naw.info utilise l’extension typo3_webservice (XMLRPC merci).

Sur le papier c’est bien. Dans les faits, ça l’est moins.

Après avoir installé Zend Framework (merci de prendre votre Hummer pour acheter du pain), l’extension ne m’a pas permis de publier la moindre news. Pour la documentation on frise le haïku avec quatre lignes que je n’aurais même pas osé produire dans mes pires manuels.

Download your iPhone App “TYPO3” from the AppStore
Install the TYPO3 extension “typo3_webservice”
Create a backend user in TYPO3 to edit your news with
Configure the TYPO3 that you want to access through the iPhone App

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J’ai pu tester le tout sur la plate-forme de démo mise à disposition par naw.info.

Le test amène quelques questions. Comment ouvrir son CMS sur téléphone mobile ? Qui plus est quand on utilise TYPO3 qui est davantage une plate-forme de publication de contenu ouverte à de nombreux profils et non pas simplement une plate-forme de blogs. Doit-on produire une application complète ou une application pour chaque profil ? Comment faire ensuite quand de nouveaux profils voient le jour ? Vu la maturité des contributeurs et les profils rencontrés à ce jour, je pense que naw.info a fait le bon choix. La publication d’actualités est certainement la meilleure piste pour le moment.

Pierre-Emmanuel Muller

Il est l'auteur de ce blog. Les propos publiés ici n'engagent que lui et son sens de l'humour à géométrie variable. Ils n'engagent en rien celles et ceux qui sont obligés de partager leurs heures de bureau avec lui. Vous pouvez trouver ici un CV, la liste de mes bouquins ou bien encore quelques écrits de jeunesse.